C’est un disque qui amène du soleil, mais pas celui de quinze heures qui laisse des grands brûlés derrière lui. Plutôt celui de fin de journée, chaud sans être agressif. On pourrait y passer des heures. C’est un album porté par une voix qui susurre au creux de l’oreille, en portugais ou en anglais. Rien que pour celui qui l’écoute. Sans « batucadas ». C’est une bossa nova à la fois nonchalante et mélancolique, avec piano, cordes et chuchotements de percussions. Avec même à l’occasion quelques arrangements d’électro. Mais à peine. Faut pas gâter. Bref, ce sont douze titres à la délicatesse d’une plume, comme une caresse qui court dans le dos. Et plus bas si affinités.